Definitivamente, Mortier assentará arraiais em Madrid, no Teatro Real, já a partir de 2010. Invejo Espanha, por esta e outras ousadias...
Nós, por cá, vamos ficando com a escória da gestão lírica.
Bom, adiante!
Em final de mandato, eis o balanço de G. Mortier, relativamente à Opéra National de Paris, que dirigiu durante cinco anos.

(Gérard Mortier)
Da entrevista, apreciei duas passagens, que reproduzo:
«Vous avez eu des mots très durs contre le public qui ne goûtait pas vos mises en scène.
Je me suis emporté parce que c'est à Paris et nulle par ailleurs que j'ai entendu crier dans la salle : "Mortier au bûcher !" Je ne déteste pas la polémique, mais c'est assez difficile à supporter... On sait que les Français sont moins intéressés par la musique que par la littérature ou les arts plastiques. Mais leur gros défaut est d'avoir un avis sur tout, même sur ce qu'ils ne connaissent pas. Ce que j'appelle le côté Madame Verdurin du public parisien... J'ai reçu des lettres qui insultaient le travail pour Tristan de Bill Viola, l'un des plus grands artistes d'aujourd'hui. Cet opéra n'a pas toujours le public qu'il mérite...
(...)
On m'a alors proposé le Staatsoper de Berlin. Mais, avec le chef d'orchestre Daniel Barenboïm, bien que nous nous appréciions, nous aurions été deux tigres sur la même montagne. Enfin, Madrid, avec qui je discute depuis longtemps, m'a appelé. Les Espagnols voulaient aussi Stéphane Lissner [patron de la Scala de Milan]. Mais je crois que Lissner est le futur directeur naturel de l'Opéra de Paris en 2013.»
Frontal e sem rodeios!
Goste-se, ou não, da obra de Mortier, há que reconhecer a sua veia ousada, radical e vanguardista. Não será para todos os gostos, é certo...
Pessoalmente, gosto do espírito de ruptura de Mortier: um insubmisso.





















