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quarta-feira, 8 de dezembro de 2010

7/12



Em operês, a data que dá título a este post constitui um marco incontornável, dado que corresponde ao arranque da temporada lírica milanesa. Desta feita, envolta em contestação e tomadas de posição políticas (por parte de quem, por regra, raramente o faz, dentro de um teatro lírico...), a luxuosa A Valquíria afirmou-se como cereja que encima o bolo do Sr. Lissner, ossia il sgnor alla scala.

Fiquemos, por ora, com as primeiras impressões da première:

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On attendait avec impatience La Walkyrie qui ouvrait le samedi 4 décembre la saison de la Scala, avant la soirée officielle du 7 décembre. Une impatience à la mesure de l'impression laissée en mai dernier par L'Or du Rhin mis en scène par le Flamand Guy Cassiers, prologue de ce Ring qui s'annonce déjà comme la clef de voûte de l'ère Stéphane Lissner (Le Monde du 29 mai).

La Scala réunit l'une des meilleures distributions du moment. Elle a pourtant dû faire face au désistement, pour raisons de santé, de l'excellente basse allemande René Pape (46 ans), sans doute le meilleur Wotan actuel.

Le rôle a été confié au jeune Ukrainien Vitalij Kowaljow, dont la cote ne cesse de monter depuis que Placido Domingo en a fait le dieu des dieux de la première Tétralogie montée à l'Opéra de Los Angeles, en mai. S'il possède moins d'autorité et d'abattage que son aîné, Kowaljow ne démérite pas. C'est également le cas de deux autres débutants sur la scène milanaise : le vétéran John Tomlinson (Hunding impressionnant malgré sa voix fatiguée) et le jeune ténor néo-zélandais Simon O'Neill (39 ans), Siegmund acclamé notamment à Bayreuth, légèrement en deçà de sa réputation. Car ce sont les femmes qui ont tenu le plateau en haleine. D'abord Waltraud Meier (Isolde fétiche du Tristan de Patrice Chéreau), peut-être pas une grande Sieglinde, mais toujours wagnérienne-née. Puis la Fricka grand luxe d'Ekaterina Gubanova, somptueuse de timbre, de présence, de musicalité. Et, la Brünnhilde troublante et lumineuse de Nina Stemme : plus qu'une voix de rêve, un rêve incarné de guerrière pétrie d'humanité.

Magique baguette

Guy Cassiers a l'intelligence de ses interprètes : il réussit un spectacle beau et puissant. Les ballets de L'Or du Rhin, qui marquaient les dieux à la culotte, ont disparu, si l'on excepte au troisième acte une manière de vol baroque avec ballet équestre et nuées de guerriers morts au Walhalla. L'ingénieux dispositif de vidéos a encore gagné en pertinence. Que ce soit la boîte qui sert de hutte aux amours de Siegmund et Sieglinde, dont les parois paraissent vivantes, la forêt de lances ou le Walhalla, désert sidéral traversé d'explosions, d'astéroïdes et de comètes.

Mais le vrai Wotan est dans la fosse, dans l'Orchestre de la Scala que dirige un Daniel Barenboïm maître d'oeuvre de ce Ring. C'est lui, le héraut wagnérien à la puissante rêverie déployée dans l'espace, l'esprit en émoi, les sens en alerte, qu'il raffine en poète chambriste ou envoûte en démiurge du grand tout symphonique.
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Apesar da ausência de Pape como Wotan - souffrant... -, Meier, Stemme e o magistral Barenboim tornaram esta noite num acontecimento.