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domingo, 20 de dezembro de 2009

Planar no céu...

Por via desta relíquia, pairo, no mais longínquo dos céus...

O virtuosismo mais extraordinário de Genaux, a suprema agilidade, a infalibilidade técnica, colocam-na, justamente, no Olimpo, ladeando as grandes
mezzo coloratura, dos últimos 50 anos: Berganza, Horne, Bartoli e Didonato.

Junte-se-lhe um timbre absolutamente andrógino...

Às vezes, o virtuosismo barroco exacerbado – que, por regra, me enfada – conquista os cépticos!


Caso o leitor não seja avesso a
condutas menos conformes – uma vez não são vezes -, passe por aqui... faça download... e que se delicie ;-)D)D)

sábado, 19 de dezembro de 2009

Em degustação...

Genaux vs Bartoli - II



As comparações não cessam... mas o Barroco, na sua expressão mais ousada e pirotécnica, parece-me melhor servido por La Bartoli. Pelo menos, a avaliar por este magnífico artigo, tão criativo e literário, a propósito da actuação de Cecilia Bartoli, no Palau de Valência:

«Respira este espectáculo que la mezzosoprano Cecilia Bartoli lleva de gira para promocionar su nuevo disco (Sacrificium, Decca) y que el jueves recaló en el Palau de la Música. Respira por todos sus poros, que son muchos poros. El barroco es poroso.

Respira arrojo y valentía. Hay que estar muy seguro de uno mismo para salir vestido de mosquetero e irse despojando hasta quedar en mangas de camisa (con chorreras), conforme las arias que vas cantando pasan del ardor guerrero al lamento pastoril. Si alguien tiene el temperamento dramático para afrontar semejante envite es Cecilia Bartoli. En la segunda parte viste de mujer, pero sin haberse apeado de las botas de montar. El barroco es ambiguo.

Respira el programa, la manera milimétrica en que está organizado. Bartoli ofrece una antología personal del repertorio barroco napolitano para contralto, con una incursión a Venecia (Antonio Caldara) y otra, sorprendente, a Berlín (Carl Heinrich Graun). ¿Qué muestra en este viaje? Pues una completa tipología de arias dramáticas para contralto: arias heroicas, de furor o de caza; arias en stile imitativo, donde aparecen por sorpresa el ruiseñor y la mariposa; arias de lamento, de partida, de piedad, etcétera. Variedad sazonada de joyas como Parto, ti lascio, o cara, de Niccolò Porpora, o Cadrò, ma qual si mira, de Francesco Araia. Para cada una encuentra Bartoli el registro más ajustado. El barroco es contraste.

Respira, y mucho, Il Giardino Armonico, una veintena de músicos con instrumentos originales -sensacionales trompas sin pistones- a las órdenes de Giovanni Antonini, quien también asume funciones de flautista solista. Un punto histriónico, es cierto, pero ¿puede exigírsele que reprima el impulso cuando Bartoli ha desatado el tifón?

Y desde luego respira la voz de Cecilia Bartoli, prodigio de agilidades, de fuerza, de expresión arrolladora. Trinos en pianissimo, saltos interválicos de vértigo, tiempos llevados al límite del paroxismo, notas de adorno torrenciales, cambios de registro teatralmente forzados, apoyos extraordinariamente medidos. Ése era el show-businness de los castrados en la Italia del siglo XVIII, hombres de circo que sorteaban todo tipo de obstáculos con la voz y que gozaron de una enorme reputación hasta que la dolorosa práctica se fue extinguiendo a lo largo del XIX y acabó con la prohibición vaticana de principios del XX. Pero la mirada de Cecilia Bartoli sobre ellos no sólo es amena, sino también crítica: ha investigado en la vida de esos personajes y llega a sus propias conclusiones. El barroco es un estilo de matices, se precisa una técnica muy amplia para afrontarlo.

Y finalmente respiró, entusiasmado, el público que llenó el Palau. Fuera de programa, cantó Cecilia Bartoli Lascia la spina, de Händel, y los alientos quedaron en suspenso hasta que llegó otra aria de fuegos artificiales de Riccardo Broschi y fueLink el delirio. En ese tramo final del concierto Bartoli incorporó incluso plumas de marabú: sin ellas, en efecto, no se entiende el mundo de los castrados. El barroco es así de deslumbrante.»

Contudo, manda a prudência, aguardemos pela chegada do registo vivaldiano de Vivica Genaux, Pyrotechnics. Então, veremos se a minha impressão se confirma, ou não!

«Ne serait Mozart qu'elle a très peu chanté - "Je n'y serais pas meilleure que bien d'autres, alors pourquoi ?" -, la carrière de Vivica Genaux ressemble à celle de son illustre aînée, Cecilia Bartoli. Même goût pour les grands rôles de mezzos rossiniens (Le Barbier de Séville, Cendrillon, L'Italienne à Alger), pour les travestis de l'opéra baroque (Haendel, Vivaldi). Même volupté à chanter le répertoire pyrotechnique des castrats (Broschi, Porpora, Giacomelli). Même envie de ramener à l'air libre des musiques oubliées (Hasse). "J'ai toujours eu une grande facilité pour les vocalises, confie-t-elle. Pour moi, c'est très proche de l'improvisation en jazz et de la haute couture. Et puis il y a le côté virtuose, qui est grisant. C'est comme conduire une voiture de course à toute vitesse sur l'autoroute en se disant qu'il ne faudra pas rater la sortie !"»

sábado, 12 de dezembro de 2009

Genaux vs Bartoli



Genaux e Bartoli, duas das mais famosas mezzo da actualidade - não esquecer a fabulosa Didonato -, cruzar-se-ão, em breve, em solo francês. A esse propósito, o Le Figaro compara-as, como segue:

«Vivica Genaux défie Cecilia Bartoli, la plus célèbre mezzo du monde, sur son propre terrain : le bel canto. Portraits croisés de deux artistes que réunit au moins le désir de ressusciter l'art vocal des castrats baroques.

Parcours Il y a sept ans, personne n'imaginait comparer l'Américaine d'Alaska Vivica Genaux à la Bartoli, tant la Romaine dominait de la voix et des chiffres de ventes toutes ses rivales. Pourtant, leur parcours comme leur ambition les rapprochent : début avec Mozart et Rossini, puis révélation du répertoire baroque. Pour investir ces champs en jachère, elles se sont appuyées sur les meilleurs experts et ensembles, dont Harnoncourt, qui les a coachées toutes les deux. Selon leur tessiture, elles s'épanouissent dans les virtuosités de Haendel ou de Vivaldi. Chacune à sa façon recrée les sortilèges irrémédiablement perdus du chant des castrats, ces chimères vocales mi-hommes, mi-anges, tout en libérant sur scène un tempérament explosif.

Panache Enfant de la balle, née de parents chanteurs, Cecilia a gagné ses galons de star très jeune ; Karajan l'invite à Salzbourg à 23 ans et la firme Decca devient très vite sa maison de disques et de conquêtes. Puis Daniel Barenboïm l'intègre dans sa trilogie Mozart-Da Ponte. En 1993, Claudio Abbado enregistre avec elle Rossini. Mais c'est à 33 ans, avec l'Album Vivaldi, qu'elle trouve sa voie et sa marque de fabrique. Moins précoce, Vivica Genaux trouve sa vocation au sein d'une famille mélomane à Fairbanks (Alaska). Son potentiel de mezzo se révèle tardivement, au cours de ses études de sciences. Claudia Pinza l'aide à progresser et, en 1997, la chance surgit avec un remplacement au pied levé au Met de New York pour le rôle de Rosine dans le Barbier de Rossini.

Voix Elles ont chacune dans la voix quelque chose de flamboyant, de profond et d'immédiatement fraternel. Un sourire projeté. La Bartoli démontre à chaque « disque concept » (CD + livre) l'étendue illimitée de ses capacités. «Elle tire le meilleur parti de la voix qu'on lui a donnée, s'extasie son partenaire, Bryn Terfel. C'est l'art vocal même.» De Vivica Genaux, son mentor baroque, Fabio Biondi, le violoniste chef de l'ensemble Europa Galante, dit qu'«elle réussit à se couler parfaitement dans l'extravagance vivaldienne, c'est-à-dire chanter comme un violon».

Métier Le ressort de leur dynamique : la gourmandise de vivre, une voix saine et une vie sentimentale apaisée, doublée d'un instinct musical très sûr. Et une vision carrée du métier de chanteuse. Ces anti-divas ont une vie tranquille, sans artifice, familiale et gaie, dopée par une curiosité sans limite. La connivence immédiate qu'elles installent avec leur public et leurs partenaires se fait jour à chacune de leurs apparitions.

Succès Déjà, il y a dix ans, son Album Vivaldi vendu à plus de un million d'exemplaires avait révélé le potentiel lyrique jusqu'alors méconnu du Prêtre roux. Le succès de son dernier opus, Sacrificium (Universal/Decca), hommage à l'école de Naples et à ses célèbres castrats, confirme que Cecilia Bartoli reste la plus populaire des mezzos. Sa réhabilitation historique de ces martyrs sacrifiés au nom de la musique et de l'interdiction des femmes dans les églises est aussi poignante que ses invraisemblables trilles. Sa discrétion sur les scènes lyriques (quelques représentations à Zurich, sa résidence, quelques apparitions prévues début 2010, entre autres, Salle Pleyel) ouvre le champ à des tempéraments comme celui de Vivica, qui n'aime rien tant que la scène pour s'y épanouir. En studio, après son premier coup d'éclat en 2001 avec une anthologie d'airs du célèbre castrat Farinelli, elle récidive aujourd'hui avec un bouquet de Pyrotechnics signés... Vivaldi (EMI).

Jardin secret Celui de Bartoli est bien réel : un potager aménagé dans sa résidence suisse ! Elle avoue s'y ressourcer au milieu des plans de tomates et de basilic, avant de plonger dans les bibliothèques pour concocter les programmes dont elle garde le secret. Dans un autre registre, sa passion pour la Malibran ne sera pas restée longtemps discrète avec un récent hommage aussi somptueux qu'exubérant, n'hésitant pas à montrer dans un bus-musée itinérant la collection personnelle d'objets lui ayant appartenu. De son côté, c'est à Pauline Viardot, la sœur de la Malibran, l'égérie de Tourgueniev, de Bizet et de tant d'autres, que Genaux rêve de rendre justice en révélant la beauté de ses compositions. En attendant, cette Italienne (tiens, tiens...) d'adoption - elle a épousé en 2001 un hydrologue vénitien - savoure les voluptés du bel canto, qu'elle va bientôt chanter en France.»