sexta-feira, 13 de agosto de 2010

Silly Season ossia N'importe Quoi!!!



Esta entrevista de Philippe Jaroussky prova que a silly season também faz estragos na lírica. Nada tendo que ver com o contra-tenor - que é exímio -, a patetice parece estar do lado do jornalista e editor...

O que nos traz de novo esta notícia?

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Cela s'appelle un coup de bol : le contre-ténor Philippe Jaroussky a un trou dans son emploi du temps. Un rendez-vous a été annulé entre son retour du Concertgebouw d'Amsterdam, où il s'est produit le 5 juillet, et son séjour à Cologne, du 12 au 19 juillet, afin d'enregistrer un récital d'airs d'opéra de Caldara avec les musiciens de Concerto Köln, qu'il donnera en concert au Théâtre des Champs-Elysées le 1er décembre.

"Jarouss" a donc une heure de libre ce 7 juillet à 11 heures dans un café, près du métro Temple, à Paris. Des vacances dans la vie de ce chanteur d'à peine 32 ans ? "Je n'ai jamais vraiment arrêté de chanter. Je n'ai jamais vraiment pris de vacances, s'exclame-t-il, mais j'ai la ferme intention de faire un énorme break de huit mois en 2013. J'aurai 35 ans et je me poserai la question de savoir comment et pourquoi je continue, à quel rythme, et si j'ai ou non envie de faire autre chose."

En attendant 2013, Jaroussky a développé un système qu'il appelle ses "microvacances", un laps de deux ou trois heures qu'il s'octroie, comme ce lendemain de concert à Amsterdam, où il a pris le temps de visiter le Musée Van Gogh avant de s'étendre sur la pelouse au soleil. "Pour nous les artistes, les vacances sont quelque chose de très subjectif, car on a la chance de vivre de notre passion. Notre rapport au travail est à la fois une nécessité et une drogue."

Pour être en bonne intelligence avec cette passion (dans tous les sens du terme), le chanteur éprouve le besoin de contrôler en permanence cette mécanique de haute précision qu'est la voix. Il prend toujours de nombreux cours avec la professeure de ses débuts, Nicole Fallien. "Même quand je suis en voyage, je l'appelle. Je chante par téléphone et elle me donne son avis. Elle a des oreilles de sorcière !" Le chanteur a aussi des masseurs attitrés, qui pratiquent différentes techniques - "Une heure d'un bon massage équivaut à une semaine de vacances."

Le reste est affaire de discipline de vie, notamment avant un concert. "Je dîne légèrement la veille, en évitant les aliments qui génèrent de l'acidité dans l'estomac. Puis je dors au minimum douze heures d'affilée. Enfin, j'observe la fameuse règle de sécurité du silence : quinze heures pendant lesquelles il ne faut même pas parler."

Philippe Jaroussky a peu à peu appris à connaître et à apprivoiser sa voix, en même temps qu'il apprenait, par elle, à mieux se connaître lui-même. "Ma voix me bonifie. Cela vient peut-être du fait d'être en permanence dans un état vibratoire supérieur à la normale : grâce à elle, j'ai l'impression de prodiguer plus d'attention aux choses et d'être d'une redoutable lucidité. Le plus difficile a été de concilier le moi sur scène avec le moi dans la vie."

Philippe Jaroussky supporte mal d'être l'objet de désirs et de fantasmes. Il voudrait ne pas être aimé seulement pour sa voix, même s'il se dit de plus en plus qu'elle et lui sont au fond indissociables. Au point que la frontière entre l'art et la vie en devient parfois floue. Le chanteur avoue par exemple avoir été déprimé par le rôle-titre d'Il Sant Alessio, de Landi, un rôle de martyr sacrificiel qu'il interprétait en 2007 sous la direction de William Christie.

De même qu'il s'est surpris à de vifs mouvements d'humeur, à force de chanter Néron dans Le Couronnement de Poppée, de Monteverdi, toujours sous la direction de William Christie, au Teatro real de Madrid en mai. "Je ne sais pas si c'était de porter un costume d'empereur, d'avoir exigé le suicide de Sénèque et de m'apprêter à répudier mon épouse Octavie pour Poppée, mais à partir du troisième acte, je me sentais devenir féroce et il m'est arrivé en répétition d'envoyer bouler l'assistant ou le metteur en scène !"

Avec quatre-vingts concerts et quinze programmes différents par an, Philippe Jaroussky a conscience du risque qu'il prend. Perfectionniste, il refuse l'idée de ne pas être toujours à 100 % et de perdre progressivement ce qu'il appelle la sincérité pour céder à une forme de facilité - apathie expressive, tics d'interprétation à l'instar de ces cadences indéfiniment reprises parce qu'on sait qu'elles plaisent au public : "Quand on est un jeune artiste, on veut prouver qu'on peut chanter fort, juste et vite, reconnaît-il. On a peur de trop croire à ce qui nous arrive. Après dix ans de carrière, il y a comme une forme d'épure qui se met en place. On est toujours dans la perspective de s'améliorer - gagner en aigus, en graves, en projection, en qualité expressive -, mais on a accepté d'être un artiste."
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3 comentários:

J. Ildefonso. disse...

O cd de Bach é muito interessante percebe-se bem porque é que Mozart chorou a sua morte, grande compositor bastante negligenciado, se bem que ache a sua voz mais adaptada ao reportório barroco. Seja como for é bem mais do que uma curiosidade.

Fernando Vasconcelos disse...

Além da patetice achei sobretudo completamente desorganizado e sem qualquer fio condutor. Quero dizer é mesmo sem assunto, um conjunto de fait-divers mal amanhados e até que haviam umas pontas interessantes por onde se pegar, mas rapidamente o jornalista parte para o facto seguinte. A ligação entre o concerto cancelado e o fim da entrevista é verdadeiramente "tirée par les cheveux"

Tiago de Carvalho Cardoso Picão de Abreu disse...

Uma péssima entrevista! Nada diz além de factos inúteis sobre a vida do cantor. Digna do Correio da Manhã.